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Avec la digitalisation de la Relation Client, de nombreux canaux sont à disposition des clients pour contacter une entreprise, et leur contenu explose. Votre entreprise doit faire face à un volume sans cesse croissant de remontées clients, impossible à exploiter à la main.

L’analyse des écrits, une nécessité indéniable !

Aujourd’hui, peu d’entreprises ont mis en place un système d’exploitation automatique des verbatim. Dans le pire des cas, certaines entreprises ignorent tout simplement ces informations, faute de temps ou de moyen pour les exploiter.

C’est une grave erreur, car les échanges avec vos clients recèlent à la fois les sources d’enchantement et les leviers d’optimisation de la Relation Client. Quand vos clients expriment de la satisfaction sur un point particulier, vous devez partager l’information avec vos équipes pour les motiver. Ce type de témoignage peut également permettre de détecter un best practice, une pépite particulièrement appréciée par les clients, qu’il s’agit de généraliser.

Si au contraire ils remontent des points faibles / mécontentements, vous devez les partager avec votre service client pour qu’il prépare un argumentaire et des réponses adaptées, d’une part, et avec votre département R&D pour améliorer votre offre, d’autre part. Au niveau de vos process de production, vous gagnerez un temps précieux en répondant directement aux attentes des clients plutôt qu’en explorant plusieurs pistes d’améliorations, dont certaines s’avèreront être des impasses.
Les entreprises qui ne font pas l’effort d’écouter leurs clients risquent au mieux de perdre du temps par rapport à leurs concurrents, au pire de passer à côté des attentes de leurs clients, et de péricliter.

Une analyse ponctuelle ne suffit pas

Dans ce cas, on peut penser qu’une analyse ponctuelle peut permettre de détecter les points forts et les points faibles du parcours client (*).

En effet, en analysant un corpus important de verbatim, par exemple 1 ou 2 ans de données clients, on peut déterminer les catégories les plus importantes, et surtout établir un plan d’action à 3 ou 6 mois, en croisant ces informations avec la satisfaction client d’une part, et les émotions exprimées par les clients d’autre part.

Cependant, cette étape, si elle est nécessaire, n’est pas suffisante.
Tout d’abord, que faire après 3 ou 6 mois pour juger des résultats de votre plan d’action ? Il est nécessaire de refaire une mesure, reprendre le pouls de votre Relation Client, en analysant les nouveaux verbatim.
Ensuite, la vision long terme ne suffit pas. Il faut la compléter par un suivi au quotidien, pour un traitement exhaustif et une réactivité maximale.

Prenons l’exemple des clients en souffrance. Ce sont les clients que l’on classe en « alertes », car ils expriment de la colère, le fait qu’ils aient dû vous joindre plusieurs fois sans obtenir de réponse, un risque de réclamation, voire de résiliation. Avec une étude ponctuelle, vous mettez de côté tous ces clients, alors qu’en instaurant un suivi quotidien, vous pouvez les identifier en quasi temps réel, pour les rappeler, les rassurer, etc. En un mot, éviter le churn, et parfois même en faire des ambassadeurs, car un client mécontent, s’il est bien traité, peut devenir votre premier allié (voir ici le témoignage de Berner), comme le prouve cet exemple réel :
« Bon renseignement. Je suis passé chez XXX samedi pour changer d’opérateur (…) nous avons très bien été renseignés, je suis parti avec un iphone 7, l’assurance et l’abonnement à deezer. »

Alors, qu’attendez-vous pour mettre en œuvre l’analyse sémantique de votre Relation Client en continu ?

(*) Parcours client : ensemble des points de contact entre un client et l’entreprise, depuis le premier contact, jusqu’au service après-vente et l’image de marque de la société.

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